Billetterie

Éloge de l’amour

de Jean-Luc Godard , France, Suisse , 2001

« Quelqu’un que l’on entend parler – mais que l’on ne voit pas – parle d’un projet qui décrit les quatre moments clés de l’amour : la rencontre, la passion physique, les disputes et la séparation, les retrouvailles. Et cela à travers trois couples. Des jeunes, des adultes, des vieux. »

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Trois couples, deux parties, du noir & blanc, de la couleur, du film 35 mm, de la vidéo. Ces quelques éléments pourraient résumer de façon factuelle Éloge de l’amour, tant le reste – immense – est difficilement verbalisable. Jean-Luc Godard n’a plus rien à prouver depuis longtemps et désormais questionne, sans donner de réponses, en état de recherche permanent.

Dans ce récit éclaté, le cinéaste reprend ses motifs : l’amour, l’art, la mondialisation, la résistance – avec ou sans majuscules. Il saisit ses personnages, leurs gestes, leurs mouvements, leurs regards. Et il interroge les âges de la vie. Qu’est-ce qu’un adulte ? Comment le définir ? Les jeunes et les vieux existent par eux-mêmes, mais l’adulte ne se définit-il pas que par les histoires qu’il vit ? L’âge adulte ne serait-il autre chose qu’une parenthèse ?

Le cinéaste filme au plus près de sa pensée. Cela peut déstabiliser. Il faut pourtant se laisser aller aux images et aux sons, se laisser porter par ce cinéma « anti-spectaculaire ». Godard dit se référer souvent à une phrase de Robert Bresson dans son ouvrage Notes sur le cinématographe : « Sois sûr d’avoir épuisé tout ce qui se communique par l’immobilité et le silence ». Éloge de l’amour en est le fruit. Si toute trace est un signe, Godard, en mémorialiste, les archive. Il filme Paris, le Paris contemporain – ce qu’il n’avait pas fait depuis longtemps – avec les yeux de la Nouvelle Vague. Et le passé avec cette image couleur proche du fauvisme qu’il vénère.

« Ce qui est important, ce sont les instants, comme des notes, et cette évidence de la beauté qui emporte comme une vague sans anéantir l’esprit, au contraire. Ce qui est important, c’est le tapis, avec tous ses dessins incorporés : ces dessins ne sont pas des coups de crayon de l’artiste, ce sont des archives pour le temps futur. Avec sa lanterne, Godard les explore, fait bouger la lumière. Cela fait un flux, avec ses tourbillons et ses eaux dormantes, ses miroitements et ses embruns. Qui le veut peut y ramer à sa guise. » (Jean-Michel Frodon, Le Monde, 17 mai 2001)

Éloge de l’amour
France, Suisse, 2001, 1h37, noir et blanc / couleurs, format 1.85  
Réalisation & scénario : Jean-Luc Godard
Photo : Christophe Pollock, Julien Hirsch
Montage
 : Raphaëlle Urtin
Musique : Ketil Bjornstad, David Darling, Karl Amadeus Hartmann
Costumes : Marina Thibaut
Production : Alain Sarde, Ruth Waldburger, Avventura Films, Peripheria, Canal+, Arte France Cinéma, Vega Film, TSR      
Interprètes : Bruno Putzulu (Edgar), Cécile Camp (Elle), Jean Davy (Grand-père), Françoise Verny (Grand-mère), Philippe Lyrette (le serviteur), Audrey Klebaner (Églantine), Jérémie Lippmann (Perceval), Claude Baignières (M. Rosenthal), Remo Forlani  (Me Forlani), Mark Hunter (le journaliste américain), Bruno Mesrine (le magicien), Djelloul Beghoura (l'Algérien), Violeta Ferrer (une femme adulte), Valérie Ortlieb (une femme adulte), Serge Spira (le SDF), Stéphanie Jaubert (la jeune fille), Jean Lacouture (l'historien), Jean-Henri Roger (l'adjoint de mairie), Lemmy Constantine (l'assistant américain), William Doherty (l'officiel américain), Marceline Loridan-Ivens (une femme dans le théâtre) 
Présentation au Festival de Cannes : 15 mai 2001
Sortie en France : 16 mai 2001  

 

 

Séances
Icone Billet 17ACHAT lu 15 à 17h15 - Lumière Bellecour
En présence de Vincent Maraval

 

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